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Dès la sortie du village, la route avait commencé de monter, dominant la

vallée de la Loire qui dormait sous des écharpes de brume ou le soleil

creusait ça et là des ruisseaux de lumière.

Nous marchions entre les vignes et les vergers sous le soleil dont les

rayons doraient les feuilles au murmure si doux.

Un peu plus haut, nous entrâmes dans un bois par une lisière ou la

lumière s’obscurcit subitement sous le couvert des arbres. Aussitôt

le parfum lourd des fougères, des chênes et des châtaigniers s'empara de

nous. Nous marchâmes un long moment en silence, dans le chant des

oiseaux et le bourdonnement des insectes.

La beauté des collines, couvertes de vignes, l' immensité, du fleuve et

du ciel nous enflammaient.

Soudain, au milieu de la Loire, l' île de Béhuard nous apparut, majestueuse,

s’étendant sur plus de 3 km, dominée par des aulnes et des frênes.

En amont, un courant furieux se précipitait vers les roches contre lesquelles

il se brisait en écume et en tourbillons.

La chaleur devînt de plus en plus intense, si bien que sous la pression de

quelques randonneuses qui commençaient à se liquéfier, nous décidâmes

de rentrer, en rasant les murs pour chercher l'ombre que nous offrait ce joli

petit village.