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Ce matin là, à Chalonnes, le temps était magnifique. Un vent doux caressait

le visage. La lumière traversait les feuilles minuscules des arbres.

Les oiseaux piaillaient dans les branches.

Nous marchions le long des berges du Layon, dans l'herbe humide, jusqu'à

St. Aubin de Luigné. L'eau de la rivière avait la couleur du ciel, les moulins

d'Ardenay se découpaient avec une grande netteté au sommet de la colline.

Cette belle journée du mois de mai portait déjà des parfums d'été.

Après le pique-nique, à St. Aubin, nous gravissons une pente raide ou les

cailloux roulaient sous les pieds. On surplombait la vallée du Layon en même

temps que la vallée de la Loire qui nous apparut dans toute son étendue :

le fleuve se perdait à l'horizon. Nous traversons des champs de vignes dont

les feuilles, d'un vert tendre, formaient sur les coteaux une mer qui frémissait

sous la houle du vent.

Des pensées d'Anjou frais mûrissaient sous les casquettes !...