Resized_20181108_164908(5)

Le temps s'était couvert depuis ce midi et des nuages charbonneux s'étaient

empilés, bouchant l'horizon.

Nous marchons le long de la rive de l'étang des Noues pour en faire le tour.

Puis nous pénétrons dans la forêt de Nuaillé que la pluie de la veille avait

ameubli, et qui dégageait cette odeur si délicieusement pénétrante d'humus

et de feuilles humides.

Le sentier se prolongeait vers Mazière à 4 km du départ. Il traversait un bois,

puis un autre, remontait un peu le long de quelques prés ou paissaient deux

ou trois moutons noirs, puis il basculait en haut d'une côte, longeait une forêt

de sapins, tournait à gauche vers le lac de Ribou qui dormait au fond d'un vallon.

Il nous fallut grimper une petite côte dont les bas-côtés étaient couvert de

bruyères et de genets.

Les arbres perdaient leurs dernières feuilles et prenaient cette couleur rougeâtre

qui leur est naturelle en cette saison.

Ce n'est pas le moment de « conter fleurette »

il faut rentrer avant la nuit.