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C'était une belle journée de fin d'hiver, fraîche et ensoleillée. Le printemps ne

tarderai pas. Les saules s'ornaient déjà de bourgeons duveteux et les premiers

pissenlits déployaient leurs feuilles dentelées.

Le chemin, que nous empruntons, encaissé entre deux talus, demeurait encore

détrempé et certaines randonneuses durent sautiller sur la pointe des pieds pour

franchir les zones pourrissantes dans les rigoles. Une forte odeur d'humus se

dégageait. On aurait dit qu'elles s'étaient parfumées avec du « suivez-moi jeune

fille, à ce qu'il me semble »

Nous traversons un grand bois ou des tas de bûches étaient alignés comme des

des allumettes dans leur boite.

Ici la terre est pauvre. Rien ne pousse à part les broussailles et les mauvaises

pensées !...